Gloses de traduction et explicitation du contexte

Conter entre les langues et les cutlures est un art qui demande une grande agilité in situ, une adaptation à des auditoires divers, en connivence ou non avec les usages et codes culturels de l'histoire narrée. Des traductions s'improvisent : de leur succès linguistique, culturel, esthétique, va dépendre la capacité du conte à se faire entendre, à circuler, à se charger d'une histoire de sa propre histoire : une nouvelle poétique ?

Nora Aceval, conteuse traditionnelle à voix nue, se place dans la Transmission. Née à Tousnina sur les hauts plateaux de Tiaret dans le sud-ouest algérien, son enfance entre Tousnina et Sougueur fut bercée par les contes populaires que disaient les femmes de sa tribu des Ouled Sidi Khaled. Née d’un père Français d’Algérie et d’une mère arabe, elle se trouva enrichie d’une double culture : Un pont entre l’Algérie et la France. Elle explique dans les deux vidéos ci-dessous ses hésitations et choix de traduction.

1/ La question du lexique (contes passim sur le site)

Où il est question du lexique de la tente et du nomadisme (Hauts Plateaux de Tiaret, Algérie), de la cruauté, du code de l'honneur dans les sociétés patriarcales...

2/ La question de connivence

Où il est question de connivence (les arabes = les humains), des boulettes de kaâbouch, du bled dans les formules utilisées par la conteuse...