Les œufs du serpent

"L’œuf du serpent" (T 883 C *) est un conte très répandu au Maghreb et en Afrique subsaharienne. Il met en scène la jalousie féminine et les relations de tendresse entre un frère et une sœur. L’image de l’avalement d’un œuf du serpent, l’image de la délivrance de la fille suspendue les pieds en l’air, la berceuse de la reconnaissance offrent une configuration de motifs qui donnent à ce conte sa force, son étrangeté et touchent diversement les publics auxquels il est narré. Nora Aceval, conteuse entre deux rives (France et Algérie), en a fait l'expérience. Des expérimentations sont en cours (Grèce : témoignages à suivre...).

La fille démembrée

Myriam Pellicane raconte une histoire de démembrement apparentée au cycle de Peau d'Ane. Son interprétation du motif du démembrement donne à voir une étonnante rencontre de l'art du kung-fu (style de la mante religieuse) et de la gestualité baroque. Un conte venu de l'Inde, qui lui fut traduit de l'anglais par Jean Porcherot lors d'une session de formation (aoûy 2000) : A. K. Ramamujan, Folkstales from India : A Selection of Oral Tales from Twenty-Two Languages, Pantheon Fairy Tale & Folklore Library, 1994 : The Princess Whose Father Wanted to Marry Her.

(Réalisation technique Christian Dury - ISH Lyon - UE libre l'Autre et la migration, 3 mars 2011)